Les perdants de la modernisation

John CULTIAUX

Les perdants de la modernisation

La modernisation des entreprises publiques a très largement été présentée et justifiée auprès des citoyens et des personnels comme une condition de survie dans le contexte européen d’ouverture à la concurrence. Pourtant, en repensant les manières de faire, elle met aussi en question les finalités et l'«esprit» même du service public qui servait jusque-là de cadre à la mobilisation et à l’implication des travailleurs.
Certains se félicitent de la distance prise avec l’administration publique bureaucratique d’autrefois; d’autres, parce qu’ils ont longtemps incarné l’esprit du service public, se trouvent aujourd’hui relégués aux marges du jeu et observent ces changements de manière plus inquiète.
C’est ce point de vue, celui des « perdants de la modernisation », qui a ici été privilégié. Pour autant, l’approche adoptée, ancrée dans le vécu et l’expérience de ces hommes et femmes malmenés par la modernisation, rompt d’emblée avec le registre de la plainte. Elle aboutit, au contraire, à une lecture ancrée, argumentée et critique d’un changement social qui concerne chacun et qui parle, au final, des contradictions de notre société hypermoderne : promotion d’une entreprise publique plus efficace aboutissant à la mise en question de l’idée même de service public ; rationalisation aveugle aux réalités des métiers ; promotion de l’efficacité individuelle au détriment des collectifs porteurs de solidarité et d’innovation....

Date de parution
26 Janvier 2012

Collection
L'époque en débat

Nombre de pages
168

Format
15,2 x 23,5

EAN
9782220063973

ISBN
978-2-220-06397-3
Prix ttc   18,00 €
Où acheter :
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John CULTIAUX

John Cultiaux est docteur en sociologie, chercheur senior à la Fondation Travail-Université, chercheur associé au Laboratoire de changement social (Paris 7) et chargé de cours à l'Université catholique de Louvain et à l’Université de Namur. Ses recherches et publications concernent les conséquences sociales, organisationnelles et subjectives des formes contemporaines de management et la problématique du renouvellement de la critique sociale.